Retour à l'espace passion
visuel principal de la chronique
xiane
Expert

Il y a 4 mois | 107 vues

Mycélium, de Fabrice Jambois

Mycelium est le premier roman de Fabrice Jambois, mais s'agit-il d'un livre de politique fiction avec extrapolation de ce qui pourrait nous arriver si… ? ou plutôt un livre à ranger sur l’étagère la plus haute de l’enfer de notre bibliothèque ?

Je ne sais trop…

J’ai reçu ce livre en février dernier dans le cadre d’un challenge auquel j’ai participé « Dessinons les mots de janvier 2023 ».

Au début je ne savais pas à quoi m’attendre…

Et puis il y a eu le récit de cette hécatombe de SDF et de migrants tués sous couvert de les « aider » par le biais d’associations…

En arrière-plan on découvre un personnage inquiétant, dénommé Zenner (toute ressemblance avec un personnage existant ne saurait être fortuite !) qui parle de "grand remplacement". D’ailleurs il y a peut-être des noms qui m’échappent moins évident (pour moi) à décrypter que Zenner, alors je me dis que je dois passer à côté de pas mal de trucs…

Ce livre me fait peur et en même temps me répugne, mais également, au début, il me passionne ! vers quel univers va-t-il m’emmener ?

Et bien finalement je ne sais pas trop car ce livre part dans tous les sens :

> C’est de la politique fiction

> Ça parle d’un monde souterrain de réseaux pornographiques impliquant des personnages publics !

> Ça parle également d’expériences inavouées de laboratoires pharmaceutiques…

Bon… parlons du style de l’écriture… plutôt ampoulée voire alambiqué ! 

« ses yeux étaient deux trous noir mauve, ils irradiaient une intensité sombre » (p. 49)

« les os du masque facial que ses doigts palpaient sous la peau avaient presque une présence incongrue. » (p. 247)

« la beauté de son visage était douloureuse à voir… » (p. 178)

« Le temps s’enveloppa en lui-même, capsule d’éternité à l’abri du froid des nouvelles années sombres, à l’abri d’un monde dégueulasse entré en phase terminale ». (p. 183)

« Paris s’enfonçait dans la nuit graphite comme une masse de cuivre en fusion ». (p. 184)

Ne nous étendons pas trop sur les descriptions de tortures sexuelles « L’homme allongé se tortillait. Une larve sous une loupe au soleil. Son buste se soulevait violemment, retenu par les entraves d’acier fixées au sol. Maîtresse Sonja l’avait déjà émasculé, les lambeaux de testicules étoilaient de taches sombres la surface de la cock-box » (p. 311) et oui, le chapitre 46 se termine en apothéose !

Comme je disais plus haut le livre part un peu dans tous les sens. Au début il s’agirait plutôt d’une enquête pour connaître la raison des décès des émigrés et des SDF et puis ensuite ça se perd (ou le récit me perd !).

Une chose est certaine c’est que je suis contente d’avoir terminé ce livre et que je ne vais pas regarder de la même façon les affichettes collées sur les murs pour les animaux perdus !