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Nathavh
Etoile montante

Il y a 2 mois | 65 vues

Le café où vivent les souvenirs - Toshikazu Kawaguchi

C'est le troisième de la série et c'est avec celui-ci que je découvre l'écriture de Toshikazu Kawaguchi, j'étais vraiment curieuse de découvrir son univers. Il n'est pas obligatoire d'avoir lu les précédents.

Nous sommes ici dans l'Hokkaido, au Nord du Japon, au bord du Mont Hakodate au café "Dona Dona".

Ce café a une particularité tout comme son homologue le célèvre "Funiculi Funicula" à Tokyo, c'est qu'il permet à certains de ces clients de voyager dans le temps.  Mais attention il y a des règles à respecter, on peut en effet retourner dans le passé si la personne que l'on veut retrouver est déjà venue au Dona Dona, il faut pour cela s'asseoir à une place précise et revenir avant que la tasse de café ne soit froide !  Une dernière consigne et elle est de taille, il ne sera pas possible de changer le cours des choses.

On va suivre l'histoire de quatre personnes, Yayoi qui a juste une photo dans ce café, elle est en colère contre ses parents de l'avoir laissée orpheline à peine âgée de six ans, elle veut dire sa colère. Todoroki, un artiste qui a rendu réalité les rêves de son épouse disparue.  Reiko triste de la disparition de sa soeur et enfin Reiji qui s'en veut de ne pas avoir déclarer sa flamme à son amie d'enfance.

Quatre récits, quatre parcours de vie, tous touchés par la mort, par le deuil et les regrets.  C'est ce sujet qui est abordé avec beaucoup de sensibilité et de finesse.  La plume bienveillante de Toshikazu Kawaguchi apporte la sérénité et le réconfort comme une bonne tasse de café chaud.

Un joli voyage, un petit livre qui fait du bien, on oublie le reste et j'ai bien envie de sortir les autres tomes de ma PAL.

Les jolies phrases


 

L'indécision détruit les gens de l'intérieur.

L'être humain est capable de surmonter toutes les épreuves, mais ses peurs le paralysent parfois. Plus elles sont dévorantes, plus il s'affaiblit. Heureusement, l'espoir rend plus fort, il donne la force de croire en l'avenir.

Reiji comprenait maintenant à quel point les petites joies du quotidien étaient précieuses et combien il avait de la chance d'être entouré de personnes qu'il aimait. On repousse parfois des choses au lendemain  sans se rendre compte que demain ne viendra peut-être jamais. 

Je suis convaincue que la mort ne doit pas nous rendre malheureux. Personne n'y échappe. Si elle devait nous plonger dans le désespoir, cela signifierait que nous sommes tous destinés à errer sur cette terre comme des âmes en peine. Ce n'est certainement pas le cas. C'est pour vivre heureux que nous naissons.