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Yasei
Champion

Il y a 2 mois | 69 vues

La maison de l’horreur…

On y suit Wakatsuki, jeune élément très impliqué de la Showa Seimei, qui s’évertue chaque jour à remplir ses tâches avec sérieux et dans le respect du client quel qu’il soit.
Suite à la demande d’un certain M.Komoda - a priori mécontent des services de la boite -, Wakatsuki se rend chez celui-ci et découvre alors un homme étrange l’accueillant dans une maison délabrée et d’une puanteur terrible. Le pire s’annonce alors, suite à la découverte du corps pendu du jeune fils des Komoda…  

La maison noire est une puissante analyse du monde du travail, spécifiquement du monde des assurances ici, et du fameux tatemae ou l’art de ne pas dire ce que l’on pense en public. Dans le livre cela ressort fortement face aux situations très anxiogènes voir violentes que subissent les employé.e.s, et qui seraient intolérables en France par exemple.
Aussi, le roman aborde profondément le thème de la psychopathie avec la question de l’inné et de l’acquis, mais quand on voit comment l’auteur rend abominables ses personnages, on se demande ce que lui en pense ! Concernant la psychologie justement, la descente aux enfers de Wakatsuki est très bien décrite et procure un climat de tension extrême.

L’histoire démarre lentement en détaillant la vie de bureau des protagonistes, les difficultés qu’ils rencontrent et comment tout ce système fonctionne ; l’intrigue s’infiltre peu à peu, laissant le malaise s’installer, dévoilant assez facilement ses indices, mais nous attrapant malicieusement dans ses fils puissants et dévoilant l’horreur aux moments propices jusqu’à nous saisir totalement dans un rythme infernal.

Même si j’ai une nette préférence pour La leçon du mal (brillant !), j’ai beaucoup aimé ce nouveau titre de Yûsuke Kishi, glauque et prenant comme je l’espérais.