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Regine
Etoile montante

Il y a 2 mois | 53 vues

Dalida : Face B de V. Grisseaux et C. Theraulaz, Editions Marabulles

Dalida, héroïne de sa propre vie, puis mise en scène dans un magnifique biopic en 2017 fait de nouveau la une 37 ans après sa disparition avec ce très beau roman graphique haut en couleur et récit d'une vie. 

La couverture disco en strass et paillettes comme une ancienne pochette de disque 45 tours avec face A et face B est superbe. La face B était traditionnellement la chanson la moins connue. 

Face B de Véronique Grisseaux et Céline Theraulaz, c'est la révélation d'une personnalité féminine, Yolanda derrière le personnage public de Dalida.

Dalida : Face B, est une chronique chorégraphique et musicale, pleine de peps et de mélancolie. La vie d'une artiste.

Les couleurs éclatantes ou sombres se calquent au bonheur, à la tristesse profonde de Yolanda qui se défait pour un temps du costume de Dalida. le dessin fin, délicat est très fidèle aux traits du visage, à son sourire, aux pas de danse de Dalida comme si je revivais un moment de télévision.
Les robes sont saillantes, comme l'était Dalida en reine de disco avec sa chevelure resplendissante.

J'ai aimé regarder les dessins qui reproduisent avec talent les pochettes des disques, les photos de Dalida à la une des magazines qui sont les souvenirs d'une époque, le yé-yé de salut les copains avant les paillettes des années disco.

Le roman graphique est non seulement très esthétique et harmonieux, il est aussi riche en informations sur le parcours exceptionnel de Yolanda/Dalida, de son enfance italienne au Caire jusqu'à sa maison de Montmartre. D'abord mannequin dans la maison de couture où travaille sa mère au Caire, elle deviendra la magnifique chanteuse et danseuse de l'Olympia, la reine de Carnegie Hall à Londres, à s'en brûler les yeux aux feux des projecteurs.

Derrière le rideau, Dalida : Face B nous fait découvrir la vraie Dalida, celle qui est Yolanda, une femme fragile et forte confrontée à l'amour et à la mort. Ses envies de métamorphoses tel un phénix qui renait de ses cendres jusqu'au drame final.

Un très joli hommage inédit en roman graphique.