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xiane
Champion

Il y a 1 mois | 147 vues

My absolute Darling de Gabriel Tallent

C’est un livre magnifique et terrifiant à la fois.

Turtle, le surnom de la jeune fille, craint et hait le monde entier. Elle se hait et se méprise, mais la faute à qui ?

« Numéro 1. « Exacerber. » Ecrivez ce mot, définissez-le et employez-le dans une phrase.

1. Exacerber. Faire empirer. Jouer les petites connasses pleines de lâcheté ne fait qu’exacerber les choses. » (p. 186-187)

« Elle ramasse ses chaussures attachées ensemble par les lacets, elle les place autour de sa nuque. Elle remonte la colline en boitant, le seau cogne contre sa jambe et elle pense, Pauvre conne, pauvre abrutie, pauvre abrutie, abrutie, abrutie. » (p. 200)

L’écriture est ciselée et superbement traduite.

« Derrière chaque tas de varech, le vent dessine un V et laisse une indentation où s’accumulent des copeaux d’écorce et des morceaux d’herbe marine séchée, qui tournent et s’affalent, se roulent en boule. Parfois, de longues tiges d’algue ou des bouts de bois flotté tourbillonnent dans les flots et s’envolent au-dessus de la crique en direction du sud. » (p. 326)

Et l’histoire de cette jeune fille, Julia, surnommée Turtle, et de son père qui la surnomme Croquette est prenante, glauque, terrifiante et on n’en sort pas indemne.

François Busnel, de la Grande Librairie en parle comme du roman le plus puissant qu’il a lu depuis des années et Stephen King « le terme de chef-d’œuvre est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My absolute Darling en est un. »